Le lymphœdème du membre supérieur, ou “gros bras”, est une séquelle redoutée des traitements du cancer du sein (curage axillaire, radiothérapie). Heureusement, la chirurgie lymphatique a fait des progrès spectaculaires ces dernières années.
De la prévention au traitement
Aujourd’hui, nous ne nous contentons plus de traiter le lymphœdème une fois installé : nous cherchons à le prévenir. La technique du ganglion sentinelle a déjà considérablement réduit les risques. Désormais, nous utilisons aussi le “Reverse Axillary Mapping” (ARM) pour repérer et préserver les canaux lymphatiques du bras pendant la chirurgie.
L’anastomose Lympho-Veineuse (LVA)
C’est une technique de super-microchirurgie qui consiste à dériver les canaux lymphatiques bloqués vers des petites veines sous la peau, permettant à la lymphe de circuler à nouveau. Cette intervention se fait sous microscope, avec des fils plus fins qu’un cheveu. Elle est peu invasive et peut être réalisée sous anesthésie locale.
Le transfert de ganglions vascularisés (VLNT)
Pour les cas plus avancés, on peut prélever des ganglions sains (au niveau de l’aine ou du cou) et les greffer au niveau du creux axillaire. Ces ganglions vont agir comme des “pompes” et sécréter des facteurs de croissance favorisant la régénération du réseau lymphatique.
Ces techniques, que je pratique régulièrement, offrent un nouvel espoir pour améliorer la qualité de vie des patientes souffrant de lymphœdème chronique.