Le mois d’octobre est traditionnellement consacré à la sensibilisation au cancer du sein. Au-delà du symbole, c’est un moment crucial pour rappeler les enjeux du dépistage organisé.
Pourquoi se faire dépister ?
Le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez la femme. Pourtant, détecté à un stade précoce, il se guérit dans 9 cas sur 10. Le dépistage permet de repérer des lésions avant même l’apparition de symptômes, permettant des traitements moins lourds et moins mutilants (chirurgie conservatrice).
Les recommandations actuelles
En France, le dépistage organisé concerne les femmes de 50 à 74 ans, invitées tous les deux ans à réaliser une mammographie prise en charge à 100%. Cependant, la surveillance doit être adaptée au niveau de risque individuel :
- Risque moyen : Mammographie tous les 2 ans dès 50 ans.
- Risque élevé (antécédents familiaux) : Surveillance souvent débutée plus tôt (dès 40 ans ou 5 ans avant l’âge du diagnostic du proche).
- Risque très élevé (mutation génétique BRCA) : Suivi spécifique annuel par IRM mammaire.
L’auto-examen : un geste simple
En dehors des examens médicaux, l’auto-palpation mensuelle est un geste simple qui permet de bien connaître ses seins et de repérer tout changement (boule, modification de la peau, écoulement). En cas de doute, consultez votre médecin traitant ou votre gynécologue sans attendre.